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Una Madre
Crédit photo Roberta Verzella

 

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Una Madre
Du 8 au 19 mars 2022
Texte d’après Le Testament de Marie de Colm Tóibín
Mise en scène et dramaturgie Amahí Saraceni
Musique et création du dispositif musical Alvise Sinivia
Avec Vittoria Scognamiglio, Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken

Durée 1h15

20h mardi, mercredi et vendredi

19h jeudi

16h samedi

Le projet

Scénographie Franck Jamin avec la collaboration d’Anabel Strehaiano
Création lumières Éric Wurtz avec la collaboration de Carlo Menè
Son Clément Hubert avec la collaboration de Renato Barattucci
Costumes Consuelo Zoelly
Texte en italien traduction et adaptation
Andrea De Luca, Vittoria Scognamiglio, Amahí Saraceni
Texte en français dans la traduction de Anna Gibson
Introduction en Français Vittoria Scognamiglio
Construction des décors Ricardo Taborrelli et Francesco Cristini
Diffusion Marco Cicolini

Production Théâtre de Léthé à Paris Collectif 2 plus-France. Coproduction ARTINVITA
Festival international des Abruzzes-Italie
. Résidence de création au Théâtre Comunale
di Orsogna-ARTINVITA
avril/mai 2019.
Avec le soutien de la
Ville de Paris, du studio de photo « Le Petit oiseau va sortir »
et du
Théâtre de la Bastille. Le dispositif musical a été créé à la Villa Médicis
par l’artiste Alvise Sinivia lors de sa résidence en 2016/17.

Crédit photo Roberta Verzella

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Distribution
Vittoria Scognamiglio, Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken
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Rencontre avec l’équipe artistique le 10 mars
Una Madre est une installation, un concert, une danse, une pièce de théâtre. Chaque art se côtoie, s’affirme, s’isole et met l’autre en lumière. Une femme que nous avons toujours vue muette se met à parler et nous raconte ce qu’elle a réellement vécu, l’éloignement et la mort de son fils. Le texte de Colm Tóibín, Le Testament de Marie, est le fil d’Ariane qui parcourt cette création. À sa lecture, c’était une évidence que je devais le faire avec ces artistes-là, entrelaçant l’italien et le français. Parlant plusieurs langues, le choix de les mêler n’est pas un hasard pour cette création. C’est un choix artistique et musical intime.

Je suis née en Argentine d’une mère grecque née à Marseille, d’un père italien, d’une
grand-mère belge, d’une arrière-grand-mère arabe des Balkans. Mes choix artistiques
sont le reflet des langues et des accents qui m’habitent. Marie, seule, à l’écart du monde, dans un lieu protégé, tente de s’opposer au mythe que forgent les anciens compagnons de son fils. Ils dressent un portrait qu’elle ne reconnaît pas et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse.

Le texte est au-delà de toute notion de religion, il nous parle d’immigration, de l’arrivée des « idoles » factices, d’un monde qui s’écroule, de la distance qui parfois sépare les générations. L’écart entre le jeu néo-réaliste de Vittoria Scognamiglio et l’univers contemporain apporté par Alvise Sinivia et Éloïse Vereecken m’intéressait, comme un passage, une opposition, une incompréhension entre une génération passée et une à venir. La puissance de la musique et le visuel des pianos désossés d’Alvise Sinivia, tels des instruments anciens presque archaïques font résonner au sens propre tout l’espace, et tissent les liens entre une histoire ancestrale et notre modernité.

Amahí Saraceni
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Université populaire Théâtre 14